à l’occasion de l’Hommage rendu par le Salon d’Automne pour le 20 ème anniversaire de sa disparition. Texte paru dans le Catalogue du Salon d’Automne de novembre 2009 Comme beaucoup d’artistes dont le métier s’épanouit entre et après les deux guerres qui, rebelles à tous les académismes, aux anciens comme aux nouveaux, refusèrent de céder au diktat des pouvoirs culturels en place désignant l’Abstraction comme seule voie de salut pour l’Art du XXème siècle, Maurice Mazo ( 1901-1989) fut toute sa vie ignoré des milieux officiels, partant du grand public. Qui plus est, le combat de David qu’il mena pour défendre son art, armant sa fronde d’arguments puisés dans une pratique et une culture qu’il avait grandes plutôt qu’en des esthétiques théoriques et mondaines, combat qui l’obligea bien souvent à prendre la parole et la plume avec une verve d’orateur et d’écrivain redoutable, ne fut pas pour atténuer l’ostracisme dont il fut victime. Pourtant de son vivant, l’œuvre et la pensée de cet artiste furent reconnues par ses pairs - peintres et sculpteurs – comme celle d’un maître, et gageons que les historiens d’art de demain soucieux d’analyser avec recul la peinture de cette époque lui rendront justice. Ce travail de réhabilitation initié bien avant la disparition du peintre par un petit groupe d’admirateurs éveille depuis quelques années autour de son œuvre un intérêt qui va croissant. Après la rétrospective de la Fondation nationale des Arts Graphiques et Plastiques en 1999, celle du centre d’Art Présence Van Gogh à St Rémy de Provence en 2001, après l’importante exposition itinérante que plusieurs musées de région ont accueillie en 2005 et 2006 ( Musée Ste Croix à Poitiers, Musée du Donjon à Niort, Musée Départemental de l’Oise à Beauvais, Musée des Années 30 à Boulogne/Billancourt) après l’exposition de ses dessins à « La Piscine » de Roubaix en 2007, après la publication chez E/dite de ses écrits majeurs et chez Somogy d’une dense et belle monographie, Maurice Mazo n’est plus un inconnu. Mazo n’exposa que cinq fois au Salon d’Automne, la première fois en 1938, la dernière en 1951 ( entre autres salons historiques, c’est au Salon des Indépendants à l’administration duquel il prit longtemps part qu’il exposait chaque année. Il en fut nommé vice-Président d’honneur en 1972). Mais son métier acquis au commencement auprès d’Othon Friesz puis très vite et pour l’essentiel par l’étude assidue, fervente et inlassable des Maîtres du Louvre Jacques Mougenot
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